Le Gaon HaYénouka donne une ségoula simple pour amener la paix dans la maison : accrocher chez soi une photo du tombeau de Rahel Iménou, sur la route de Beit Lehem.
On pourrait se demander pourquoi Rahel en particulier. La réponse se trouve dans son histoire.
Rahel et sa sœur
Yaakov avait travaillé sept ans pour épouser Rahel. Elle savait que son père Lavan comptait lui substituer Léa le soir du mariage, et Yaakov lui avait donné des signes pour la reconnaître. Au dernier moment, Rahel a transmis ces signes à sa sœur. Elle ne pouvait pas supporter l’idée que Léa soit démasquée et humiliée devant tout le monde. Elle a préféré risquer de perdre le mari qu’on lui avait promis.
Nos Sages racontent que des siècles plus tard, au moment de l’exil, les Avot et Moché Rabbénou ont prié pour le peuple sans être exaucés. Rahel est venue rappeler ce qu’elle avait fait pour sa sœur, et c’est à elle que Hachem a répondu. Le prophète Yirmeyahou décrit la scène : Rahel pleure sur ses enfants, et Hachem lui dit de retenir ses larmes, car son œuvre aura sa récompense et ses enfants reviendront.
Le lien avec la paix dans le couple
Ce que Rahel a fait ce soir-là, c’est exactement ce qu’on demande à un mari et à une femme au quotidien. Céder quand on a raison. Ne pas faire honte à l’autre, même quand l’occasion se présente. Se taire au lieu de répondre la phrase qui blesse.
Une photo du Kever Rahel sur le mur du salon, on la voit en passant dix fois par jour. Elle rappelle ce mérite, et elle rappelle aussi la leçon. Au moment où une dispute commence à monter, un regard sur cette image peut suffire à changer le ton.
En pratique
Choisissez une belle photo du tombeau et accrochez-la dans une pièce où toute la famille passe, l’entrée ou le salon par exemple. Quand vous la regardez, vous pouvez dire quelques mots de prière avec vos propres paroles, pour que la paix règne entre vous et dans toute la maison, par le mérite de Rahel Iménou.
Une ségoula ne fait pas le travail à notre place. Elle aide celui qui fait déjà des efforts, et le chalom bayit se construit surtout par la patience et la douceur des paroles, jour après jour.