Le jour de Hochaana Rabba, point culminant de la fête de Souccot, recèle une dimension spirituelle profonde. Parmi les traditions précieuses transmises par nos Sages, celle de Rabbi 'Haim Falaggi (dans son ouvrage Moèd léKol 'Hay) occupe une place de choix dans le cœur des femmes juives. Elle offre une voie spirituelle pour solliciter un accouchement facile et la santé de l’enfant à naître.
Pourquoi ce moment est-il unique ?
Hochaana Rabba est le jour où le jugement divin, initié à Roch Hachana, est définitivement scellé. C’est un moment de grande proximité avec Hachem, où les portes de la miséricorde sont grandes ouvertes. L'Etrog, ayant servi à la Mitsva durant toute la fête, est chargé d'une sainteté particulière que l'on mobilise pour cette cause sacrée.
La Segoula de Rabbi 'Haim Falaggi
Pour accomplir cette Ségoula, la tradition préconise quatre étapes simples mais puissantes :
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Le Etrog : Prendre un Etrog (cédrat) qui a servi à la Mitsva. La femme enceinte en mord le Pitam (la pointe supérieure). Ce geste symbolise la réparation de la faute originelle d'Ève, souvent associée au fruit de l'Etrog selon le Midrash.
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La Tsedaka : Faire un don pour les pauvres. L'argent ainsi offert agit comme une protection et une source de mérite supplémentaire au moment crucial de l'enfantement.
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La Prière de la future maman : Demander à Hachem d'être sauvée des souffrances, de donner naissance avec facilité et que l'enfant soit en parfaite santé.
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Le soutien du mari : Le futur père s'associe à cette démarche en priant pour que l'accouchement soit une source de joie pure et que l'enfant mène une vie paisible.
Le Texte de la Prière (Tfila)
Voici les mots inspirants que la femme peut prononcer avec ferveur :
« Maître du monde, il est clair et révélé devant Toi que parce que ‘Hava a mangé de l’arbre de la connaissance, elle a provoqué par sa faute la venue de la mort dans le monde et les douleurs de l’enfantement, et si j’avais été là à ce moment-là, je n’en aurais pas mangé, et je n’en aurais profité d’aucune manière, de même que je n’ai pas voulu rendre ce etrog impropre à la mitsva pendant tous les jours de la fête qui sont passés. Et maintenant, je l’ai rendu impropre parce que sa mitsva est terminée, et je n’ai pas transgressé Tes mitsvot. Accepte avec faveur ma prière et ma supplication que je ne meure pas à cause de mon enfant et à cause de la naissance. Sauve-moi, que je donne naissance facilement et tranquillement, sans douleur et sans difficulté, et qu’il ne m’arrive rien de mal ni à moi ni à l’enfant, car Tu es un D. sauveur. »
Une transmission de foi
Cette Ségoula n'est pas un acte de magie, mais une démarche de confiance (Bitahone) envers le Créateur. En transformant un fruit de Mitsva en un vecteur de prière, la future maman transforme ses craintes en une connexion spirituelle profonde.
Note : Cette pratique spirituelle vient en complément d'un suivi médical approprié, la Torah nous ordonnant de veiller scrupuleusement sur notre santé physique.
Puisse chaque future maman être exaucée et connaître une délivrance "Bécha'a Tova" !