La fête de Souccot est riche en mitsvot (commandements) qui apportent une immense lumière et bénédiction. Parmi elles, la mitsva du Loulav — le bouquet composé d'une branche de palmier, de 3 Hadasim (les branches de myrte) et de 2 Aravot (les branches de saule) — est centrale. Traditionnellement, une fois la fête terminée, nous prenons soin du Loulav jusqu'à la veille de Pessa'h, où nous l'utilisons souvent pour brûler le Hamet's.
Cependant, il existe une coutume alternative, transmise par le Rav Ben Tsion Abba Chaoul, qui transforme ce Loulav en une puissante ségoula (remède spirituel) de protection pour la maison, notamment contre les cambriolages et les intrusions.
Une Méthode de Protection Alternative
Au lieu de jeter le Loulav, cette coutume prescrit de le conserver après Souccot. On procède ensuite à un geste simple mais chargé de sens spirituel : on accroche le Loulav (ou une partie de celui-ci) directement au-dessus de la porte d'entrée de la maison.
Cette action symbolise l'extension de la protection divine que nous avons ressentie pendant Souccot — où nous étions "sous l'ombre de la Shékhina" (Présence Divine) — pour toute l'année à venir. Le Loulav, ayant servi à une mitsva si importante, conserve une sainteté (kedousha) qui crée un bouclier spirituel pour le foyer.

Le Rav Ben Tsion Abba Chaoul cite cette pratique comme étant efficace pour repousser les voleurs. Il enseigne que la mitsva elle-même, une fois accomplie, offre une protection durable. Accrocher le Loulav n'est pas une simple superstition, mais une manière de rendre visible et permanente cette protection au seuil de notre maison.