Dans la tradition juive, certains noms scintillent d'une aura particulière lorsqu'il s'agit de solliciter la miséricorde divine. Parmi eux, Rabbi Méïr "Baal haNess" (le Maître du Miracle) occupe une place centrale. Une tradition puissante, rapportée au nom de deux piliers de la spiritualité que sont le Baal Chem Tov et le 'Hida, propose un acte concret pour celui qui traverse une période de danger, de maladie ou de besoin pressant.


Le Rite des 18 Pièces

Le chiffre 18, valeur numérique du mot 'Haï (la Vie), est ici associé à l'élément de la lumière. La ségoula consiste à mettre de côté la somme de 18 pièces (selon la monnaie locale) destinée à l'achat d'huile d'olive pure ou de bougies pour une synagogue ou un centre d'étude.

En formulant ce don, la personne doit réciter avec ferveur :

"Je fais le vœu d'offrir ces 18 pièces pour des bougies en l'honneur de l'âme de Rabbi Méïr Baal haNess. D-ieu de Méïr réponds-moi ! Et ainsi, que ce soit Ta volonté, Eternel, notre D-ieu et D-ieu de nos pères, de même que Tu exauças la prière de Ton serviteur Méïr et que Tu accomplis pour lui des miracles et des prodiges, de même accomplis pour moi et pour tout le Peuple d'Israël ayant besoin de miracles cachés et dévoilés. Amen, qu'il en soit ainsi."

 


De l'Huile d'Olive à l'Électricité : L'Essence du Don

Il est essentiel de comprendre le sens profond de cette offrande. À l'époque du Baal Chem Tov, l'huile et les bougies n'étaient pas seulement décoratives :

  • Soutenir l'étude : Elles permettaient aux érudits de poursuivre l'étude de la Torah tard dans la nuit, bravant l'obscurité.

  • Transformer le matériel en spirituel : En finançant la lumière physique, on permet la diffusion de la lumière spirituelle (la Torah).

Aujourd'hui : Si les bougies sont moins utilisées pour l'éclairage de nuit, l'intention reste identique. Il est tout à fait approprié de verser cette somme à une synagogue ou à une Yéchiva (maison d'étude) pour participer aux frais d'électricité. En agissant ainsi, vous devenez le partenaire direct de chaque mot de Torah étudié sous ces lampes.


Pourquoi Rabbi Méïr ?

Le Talmud raconte que Rabbi Méïr avait une foi si inébranlable que, même dans les situations les plus désespérées, l'invocation "Elaha deMéïr Anéni" (D-ieu de Méïr, réponds-moi) déclenchait le salut divin.

Faire cette ségoula, c'est s'attacher au mérite de ce Tsadik pour que nos prières percent les cieux. C'est un acte qui lie la Tsédaka (la charité), la Tefila (la prière) et le soutien à la Torah.

Note pratique : Que ce soit pour une guérison, une réussite ou une protection, l'essentiel réside dans la confiance (Emouna) placée en l'Éternel au moment du don.


Que le mérite de Rabbi Méïr Baal haNess protège tout le peuple d'Israël. Amen.